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Pour une république souveraine laïque et sociale

DISCUSSION LIBRE – COVID19 : QUELLE RÉPONSE POLITIQUE A LA CRISE ?

Par NRS, le 2 avril 2020

Alors que la France rentre dans sa deuxième quinzaine de confinement total, l’incertitude demeure quant aux conséquences humaines, sociales et économiques de cette pandémie.

Le Coronavirus a d’ores et déjà mis cruellement à jour l’état de déliquescence de notre système de santé, l’impréparation de notre pays et le manque d’anticipation de nos dirigeants.

Toutes les craintes que notre association et tant d’autres ont soulevé depuis de nombreuses années sont aujourd’hui révélées par les effets de cette pandémie avec une particulière intensité, à tel point que désormais, même ceux qui l’ont tant décrié, à commencer par le Président de la République, reconnaissent l’impérieuse nécessité de défendre notre état providence et de recouvrer une partie de notre souveraineté industrielle et pharmaceutique.

Pour autant, peut-on accorder aux principaux responsables de notre perte de souveraineté et de l’affaiblissement de l’état nation d’avoir la charge d’y remédier ?

Ne serait-ce pas plutôt enfin l’heure des souverainistes ?

Conformément à l’objet de notre association qui est notamment de réfléchir et de débattre sur l’avenir de notre pays, nous invitons ceux qui le souhaitent à nous indiquer quelle réponse politique peut être apportée à cette crise sans précédent

4 commentaires

  1. Gariel dit :

    J’ai publié au mois de Mars, en pleine pandémie , un d’article sur notre site intitulé “ l’hôpital a l’heure du lean management “ . A l’époque , nous étions encore libres de nos mouvements et persuadés notre immunité face à ce nouveau virus, que la Chine a tardé à me déclarer puisque les première cas ont été signalés en novembre par un médecin à qui le PCC a gentiment demandé de se taire .
    La sécurité sanitaire doit être une priorité nationale tout comme la sécurité alimentaire et énergétique, qui ne peuvent être abandonnées au marché ni gérées selon des critères du management entrepreneurial. Il est de ce fait nécessaire et urgent d’abandonner la gestion en flux tendus aussi bien des hôpitaux que des entreprises qui ont une mission de service public , afin d’être en mesure de faire face à un pic inattendu de la demande . Ce mode de gestion a par ailleurs des effets négatifs sur l’environnement puisqu’il est responsable de l’accroissement du trafic routier et aéroportuaire, en raison du principe du zéro stock .
    Par ailleurs , il me semble indispensable de relocaliser les industries clé pour notre économie , ce qui non seulement contribuera à améliorer notre sécurité économique , mais réduira aussi l’impact carbone , et la destruction d’emplois et de savoir faire !

    1. Gariel dit :

      Veuillez excuser mes fautes d’orthographe! Je tape vite et le clavier ne trahit

  2. Sandro Hiracaz dit :

    Nous nous relèverons. Pour la simple raison que les héros Hommes & Femmes qui constituent les fondations de notre peuple ne sont pas nos gouvernants actuels.

    Ce genre de crise montre à quel point nos gouvernants sont inutiles, parce qu’incapables. Eux si habitués à jouer des effets de communication, si habitués à se mettre en scène, se retrouvent dépourvus à la gifle de réalisme. Leur habilité à enfumer ne sert plus rien, seule la compétence compte.

    Les idéologues, aussi privilégiés qu’ils soient, perdront toujours face au bon sens paysan, le bon sens populaire.

  3. K.P.Abel dit :

    Pour autant, peut-on accorder aux principaux responsables de notre perte de souveraineté et de l’affaiblissement de l’état nation d’avoir la charge d’y remédier ?
    Nous y sommes obligé parce que le régime représentatif (et non démocratique) de la République fonctionne ainsi, et comme l’obéissance au droit (fait par qui ?) est une valeur à laquelle il faut tenir coûte que coûte).
    Ne serait-ce pas plutôt enfin l’heure des souverainistes ?
    Existe-t-il des souverainistes ? Je dois avouer ne pas en voir énormément, mais juste des gens insatisfait de la technocratie européenne qui croient qu’une technocratie parisienne serait une alternative. La France fut-elle déjà souveraine ? Si l’on considère que ce pays ne se réduit qu’à ses institutions politiques, sociales, industrielles, scolaires etc., le régime est souverain. Si l’on considère que ce pays c’est d’abord la société ou les citoyens, elle ne le fut jamais, malgré une tragique tentative en 1871. La seule souveraineté serait la démocratie, et non pas cette tromperie de régime représentatif. Mais cela nécessite de repenser la citoyenneté, l’espace, le travail, le temps et la politique, tant que c’est encore possible.
    Voilà donc le problème : le souverainisme n’est qu’une coquille vide basée sur un passé romancée et fantasmée ou une population courant dans sa roue, métro-boulot-dodo, transférait ses désirs de prestige et de grandeur sur un général, et sa cour de technocrates, fort en gueule mais peu clairvoyant. Héritant d’un pays anciennement industrialisé, il a relancé ce pays dans une nouvelle spirale industrielle qui devenue « too big to fail » fini par contrôler ce pays. La France devenait juste un marché et une machine productive, les Français une masse de force de travail. Mais les produits de consommation arrivaient, le pouvoir d’achat augmentait à mesure que le pouvoir de faire, l’autonomie (ou ce qu’il en restait), se désagrégeait.
    La faiblesse des souverainistes, c’est leur incapacité à s’émanciper du paradigme industriel, de penser une économie, des institutions, une organisation sociale et politique et façon de vivre post-industrielles. Sans oublier l’incapacité à s’émanciper des récits et mythes industriels, le temps progressiste ou le techno-fétichisme (plaçant les techniques industrielles comme médiatrices entre l’homme et son environnement, façonnant ses aspirations et mode de penser. C’est ainsi que l’on consacre les systèmes et nouvelles ou potentielles futurs technologies au rang de dieux salvateurs, dieux dispensateurs de grâces temporelles, dieux enfant des demis dieux etc.).
    L’heure des souverainistes ? Non car il y en a finalement peu, en dépit de ceux qui s’autoproclame comme tel. Ce sera l’heure des tenants d’un discours démagogique sur la « souveraineté » masquant un projet de restauration technocratique nationale, simple baronnie parisienne hégémonique handicapante, qui jouera sur une nostalgie malsaine et des promesses perverses. Il n’y aura de souveraineté qu’en rupture avec les idées de St Simon.

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